« Je pars du principe que la fonction du leadership est de former davantage de leaders, et non davantage de suiveurs. »
– Ralph Nader
Le leadership positif est un concept très à la mode présentement. Il y a plusieurs publications chaque jour sur les réseaux sociaux qui font la promotion de l’impact positif d’être un bon leader au travail et dans sa vie personnelle. Cependant, il n’y a pas de recettes claires qui indiquent comment devenir un bon leader.
Il est vrai qu’il est possible de trouver des listes énumérant plusieurs traits de caractère qu’un leader doit posséder pour augmenter son influence et son impact sur son entourage.
Si vous êtes comme moi, la lecture de ces caractéristiques et les bienfaits d’être un bon leader vous énergise et vous donne de l’espoir que cette approche sera privilégiée par les organisations d’aujourd’hui et demain.
Qui ne veut pas d’une atmosphère de travail agréable?
Je suis persuadé que tout le monde, incluant les gestionnaires, préfère travailler dans une atmosphère de travail agréable. Entouré de gens qui sourissent, avec des rires et de la camaraderie. Où les gens utilisent cette énergie positive pour mieux performer.
Quelles sont les raisons qui empêchent les gestionnaires d’employer une approche qui repose sur du leadership positif.
Il y a probablement beaucoup de raisons expliquant la réticence des organisations à se tourner vers cette approche.
- Manque de connaissances sur les bienfaits du leadership positif
- Manque d’intérêt pour changer d’approche
- Peur de la gestion du changement
- Un gros égo qui rend impossible le questionnement de soi
- Difficulté à demander de l’aide pour améliorer les habiletés de gestion
- Manque de ressources à l’interne pour supporter le changement de philosophie
À la défense des gestionnaires en place, il faut avouer qu’il est très difficile d’avouer ses torts, son manque de connaissances et le fait d’avoir besoin d’aide.
Comment allons-nous être perçu par nos patrons et nos employés?
Est-ce que nous allons perdre notre poste si nous montrons cette « faiblesse ».
Il faut beaucoup d’humilité pour se regarder dans le miroir et être ouvert aux changements.
Un élément qui pèse lourd sur les épaules des gestionnaires est l’obligation d’atteindre et de préférence dépasser les objectifs organisationnels. Ceci augmente grandement le stress qu’ils vivent au travail. Cette réalité comme conséquence qu’ils vont se rabattent sur une méthodologie de gestion dont les résultats sont connus. La méthode traditionnelle est connue. Ses résultats sont connus aussi.
De façon brève, la gestion traditionnelle se définie comme ayant un patron qui décide et des employés qui obéissent. C’est très hiérarchique, l’information va de bas en haut et rarement de haut en bas. C’est une méthode qui fonctionnait avec les générations passées.
Une image forte qui pourrait expliquer les principes de l’approche traditionnelle pour les cinéphiles comme moi provient du film Stargate de 1994. En résumé, des êtres maîtrisant une technologie futuriste étaient vénérés comme des dieux et ils empêchaient la population de s’éduquer pour garder le contrôle total. L’éducation du peuple par le protagoniste (Daniel) a mené à une révolte et l’expulsion des oppresseurs.
L’éducation est la clef
Dans les 30-50 dernières années, beaucoup de recherche fut effectué sur l’impact de l’approche de gestion sur les performances de nos équipes. Ce sont ces connaissances que de plus en plus de travailleurs possèdent qui risque de rendre l’approche traditionnelle très difficile à conserver dans les conditions actuelles.
La méthode de la carotte et du bâton ne fonctionne plus maintenant bien que nos parents et les travailleurs qui quittent vers la retraite nous martèlent à quel point cela simplifiait les choses.
Si vous êtes parents comme moi d’enfants des années 2000, vous savez bien que cette méthodologie ne fonctionne pas pour élever nos enfants donc pourquoi est-ce que cela pourrait fonctionner en entreprise avec ces mêmes travailleurs?
Les jeunes travailleurs veulent de l’équilibre dans leur vie et comprendre pourquoi il devrait mettre leur temps et énergie pour l’entreprise qui les emploient. Des réponses vides comme « car je te le dis ou « car c’est moi qui décide » ne seront pas bien reçus par cette nouvelle génération de travailleurs.
Pour être honnête, je suis né au début des années 80 et ce type de réponses me dérange profondément aussi et je suis certain que je ne suis pas le seul de ma génération à penser de cette façon.
Le gestionnaire/leader moderne doit prendre le temps d’expliquer les raisons pour lesquelles il demande que la tâche x ou y soient complétées.
L’approche par un leadership positif demandera plusieurs ajustements de la part des gestionnaires et des équipes de travail. Il faudra prendre le temps d’expliquer le but de cette approche et les nouvelles attentes par rapport au comportement de tous et toutes.
En résumé, il faut augmenter la transparence et partager l’information.
Comme l’information est le pouvoir, cette approche permet de donner un certain pouvoir décisionnel et d’influence aux membres de l’équipe. Le gestionnaire demeure la personne qui prendra les décisions finales mais en consultant ses employées pour s’assurer de prendre la meilleure décision possible.
Certains pourraient dire que ce sera très difficile et demandant pour les gestionnaires de justifier toutes les demandes qu’ils font.
Justement oui, ils doivent trouver le temps de répondre aux questions des membres de leurs équipe. Le but est de les engager vers l’atteinte des objectifs organisationnels.
La méthode traditionnelle utilisait les bras des employés mais non pas leur capacité d’innovation, de réflexion, de résolution de problèmes etc…
C’est donc ici qu’arrive la gestion par une approche de leadership. Le patron dirige contrairement au leader qui mène l’effort du groupe.
Influence et Développement Personnel
Mais la même question revient toujours :
Comment devenir un bon leader?
La capacité d’une personne à devenir un bon leader provient d’un développement de son savoir-être beaucoup plus que son savoir-faire.
Je crois que le plus important pour un leader est de trouver le style et l’approche avec lesquels il se sent le plus confortable.
Ce développement peut se faire de façon autodidacte donc par la lecture de livres ou en incluant en tout ou en partie l’approche de gens autour de vous. Il est aussi possible de prendre des cours ou vous faire accompagner par un coach ou un mentor.
Mais, la théorie apprise dans les livres ou enseignée par le coach/mentor n’apporte rien si vous ne faites pas vivre les aptitudes et les traits de caractère du leader.
Le point de départ
Il y a plusieurs qualités nécessaires pour devenir un bon leader : intégrité, honnêteté, écoute active, confiance en soi et l’humilité pour nommer que celles-ci.
Selon moi, le tout débute par une intention : celle de servir les autres et de laisser son égo à la porte d’entrée.
Un leader travaille avec les gens et ceux-ci sont assez intelligents pour détecter l’intention de la personne en face d’eux. Les membres de l’équipe vont s’engager s’ils sentent que le leader fait parti de l’équipe et qu’il se trouve dans les tranchés avec eux.
La réaction du leader lorsqu’il y aura des problématiques permettra, pour les employés de vraiment comprendre les intentions de celui-ci.
Si le leader prend tout le mérite lors des réussites ou envoie le blâme sur des membres de son équipe quand des pépins surviennent, tout le charisme et l’empathie du monde ne pourront pas corriger l’intention de la personne d’utiliser l’équipe pour sa promotion personnelle. Dans les deux cas, ces comportements mèneront à une diminution importance dans la performance collective et un désengagement des membres de l’équipe.
Cependant si le leader outille son équipe pour assurer le succès, rend le crédit au membres de son équipe lors des réussites et prend la responsabilité des échecs lorsque cela est nécessaire, l’engagement des employés sera augmenté et les résultats organisationnels sensationnels.
Ce sont deux situations extrêmes et il est vrai que d’être un bon leader va propulser vos équipes vers des succès impressionnants. Cependant, il est important de comprendre que ceci ne s’effectuera pas en un clin d’œil. Il faudra beaucoup de travail et de détermination pour atteindre l’objectif.
Une bonne approche est de se placer de nombreux jalons afin de célébrer les réussites et de mettre en place rapidement des gains rapides qui permettront de créer un momentum positif qui va faciliter la mise en place de la nouvelle façon de faire.
Est-il obligatoire d’avoir un poste de gestion pour être leader?
Fait important : Un leader est une personne qui influence les autres. Il peut être un gestionnaire, mais ce n’est pas nécessaire. Si vous regardez un groupe de personnes interagir, il est facile de trouver qui est le leader du groupe. Souvent, cette personne n’a pas de postes hiérarchiques par rapport aux autres membres.
De mon côté, j’ai toujours été un leader rassembleur. Je suis quelqu’un qui prenait beaucoup de place dans mes groupes autant à l’enfance qu’aux études post-secondaires. Je n’étais pas le patron de personne mais je me rappelle que si je n’appelais pas tous mes amis pour provoquer la soirée de hockey dans la rue, cela n’arrivait pas.
Pour ceux qui ne sont pas en position de gestion et qui veulent développer leur leadership, un bon terrain de jeu est de commencer à développer son leadership dans une équipe sans exercer de responsabilités définies de gestion. Vous pouvez faire plein de tests sur ce qui fonctionne et ce qui ne s’applique pas à votre équipe de collaborateurs.
Astuce pratique
Voici un petit truc que j’utilise pour juger de mon intention face à une situation ou lors d’une conversation : je me place dans la chaise de mon interlocuteur ou une personne impactée par la décision et je me demande si l’approche prise serait acceptable pour moi. Si c’est oui, je conserve ma trajectoire. Si c’est non, alors je change mon approche ou mon but.
Vous savez maintenant quel est le point de départ pour devenir un bon leader, votre intention!
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Carl-Michael Tessier
Coach en développement d’équipes à haute performance et accompagnement sur mesure.
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